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HUGO BLANCO, FLEUVE PROFOND

Un documentaire de Malena Martínez Cabrera.   Autriche, Pérou, 2019. 1h48

PORTRAIT en diptyque du légendaire leader paysan trotskiste Hugo Blanco, aussi connu en Europe comme “le Che Guevara péruvien”, un homme qui a préféré encourager l’autodétermination des peuples et devenir un activiste anonyme, Hugo l’Indien.

Au départ, il y a un voyage en forêt, vers le petit village qui a vu naître la lutte et la renommée de Hugo Blanco. Une cinéaste cherchant les traces du jeune homme à la barbe noire, hirsute, le fusil en bandoulière et le poing levé, qui criait “La terre ou la mort !” Et une rencontre avec le mouvement paysan indigène originel.

Le film est un diptyque coupé par un hiatus de deuil en mémoire des milliers d’indigènes péruviens dont le sang a coulé à flots lorsque le rêve utopiste de tout une génération s’est transformé en cauchemar : le rêve d’une révolution armée. 

 

Dans la seconde partie, - les derniers temps du Conflit armé interne du Pérou - l’autrice rencontre, en chair et en os, cet homme qui était le héros de jeunesse de son père : un activiste infatigable, la barbe blanche, soutien toujours aussi indéfectible des peuples indigènes et paysans qui défendent leur environnement. 

#HugoBlancoFilm

HUGO BLANCO, RÍO PROFUNDO. ON PARLE du film...

“L'image est très belle, la musique souvent extraordinaire et le personnage éminemment sympathique...“  Cinélatino. Rencontres de Toulouse

"Et si Ernesto Guevara dit le Che était encore vivant ? Il aurait certainement les traits de Hugo Blanco !"  Mediapart.fr

“50 ans plus tard, la réalisatrice de ce film visuellement impressionnant a rencontré le légendaire leader guérillero.“ One World Prague


"Idole de la sphère activiste au Pérou, Hugo Blanco a changé la perception que les gens avaient de la politique en libérant les communautés par ses mots et son âme (...) Aujourd’hui, c’est un vieil homme, mais son âme et ses rêves d’un monde meilleur fondé sur des valeurs indigènes restent vivants." ImagineNative Film Festival


"La barbe noire a blanchi au fil des années et les idées d’inspiration trotskiste qui animaient l’homme lorsqu’il était jeune ont évolué vers des formes plus réalistes, notamment au cours de son passage en prison. Mais tout cela n’a pas altéré la volonté de Hugo de prendre part à toutes les luttes contre l’injustice et l’iniquité." One World Prague


"Hugo Blanco est impressionnant par son histoire, sa stature, son grand âge, la vivacité de sa pensée. Film poétique et dense sur sa vie de révolutionnaire initiateur des réformes agraires des Andes péruviennes, qu’il a payées de la prison, et sur son militantisme, au Pérou comme au Chiapas".


“Une bande son extraordinaire qui participe à créer une atmosphère que l’on ressent tantôt douce et agréable, tantôt dense et profonde, et qui s’intègre parfaitement à l'œuvre." Francisco Adrianzén

“Le film permet à travers la personnalité de Hugo Blanco de récupérer la mémoire des luttes paysannes". 
Hans-Peter Renk 

Traductions et sous-titrage: Stephen Sánchez

“Le travail cinématographique de Malena Martínez Cabrera est une contribution essentielle à la reconstruction de la mémoire historique du Pérou et, au-delà, de toute l’Amérique latine. C’est une œuvre indispensable qui fera réfléchir les nouvelles générations, un document que je cite et j’utilise régulièrement dans mes cours sur l’Amérique latine d’aujourd’hui.”  Dr Franck Gaudichaud. University Toulouse - Jean Jaurès


La confusion qui perdure dans les esprits entre luttes paysannes, guérillas et luttes terroristes menées au Pérou à partir des années 60 est à l’origine de l’amalgame qui identifie Hugo Blanco comme l’une des figures de la lutte terroriste. Le portrait que lui consacre Malena Martínez Cabrera possède la vertu première de dissocier ces différents mouvements révolutionnaires et de redéfinir les engagements qui ont été ceux de Hugo Blanco : étudiant trotskyste prolétarisé en Argentine, acteur de la première réforme agraire au Pérou, membre de la Confédération paysanne, premier dirigeant paysan à siéger au Congrès et militant infatigable de la cause indigène.

Le film, construit en deux parties, épouse la pensée dialectique de son personnage pour en dégager toute la cohérence et faire le pont entre les générations. La lutte pour les terres est devenue avec le temps une lutte pour la Terre. Mais les armes restent les mêmes : l’autorité du collectif plutôt que celle de l’individu, l’autodéfense plutôt que le terrorisme.

Nicolas Azalbert. Festival Biarritz Amérique Latine

Ce film m'a paru majeur pour trois raisons: il évoque un pan devenu angle mort de l'histoire péruvienne, néanmoins crucial pour saisir son actualité; il questionne le rapport latino-américain à l'archive; il noue souci poétique et réflexion politique. Enseignant l'histoire péruvienne, je recommande vivement sa lecture, ainsi que le visionnage de ses précieux bonus. Longue vie à ce documentaire, et grand merci au festival Biarritz Amérique Latine pour l'avoir diffusé en France! Prof. Irène Favier. University of Grenoble

Hugo Blanco Film

En ligne

HUGO BLANCO, FLEUVE PROFOND

ÉTAIT EN FRANCE

Festival Hispanorama

La Croisée des Arts
St. Maximim Aix-en-Provence 2022


Festival Cinélatino de Toulouse

Découvertes Documentaire 2019

LatinoDocs
Toulouse

Film d'ouverture 2019


E N T R E T I E N S   E T   C R I T I Q U E S

ENTRETIEN avec Malena Martínez Cabrera pour son film "Hugo Blanco, río profundo" 
Cédric Lépine / MEDIAPART 3/2019

Le documentaire : Hugo Blanco Río Profundo
Mr. J-P Damaggio/ Blog Vie de La Brochure 3/19

ENTRETIEN Hugo Blanco : « Je ne fus ni “guérillero castriste” ni “terroriste” »
Roberto Ochoa / La República, 6/20 > Inprecor n°677-678. 8,9,10/2020

À propos du film de Malena Martínez Cabrera, Hugo Blanco, Río Profundo

Hans-Peter Renk / Inprecor n°677-678. 8,9,10/2020

Communiqué avant la tentative de censure au Pérou à notre film et à l'histoire qu'il représente, 2020

Quand le cinéma remue les consciences, quand il ne dicte pas de contenus et préfère altérer les certitudes, quand le cinéma va au-delà des vanités de surface, c’est alors qu’il prend tout son sens.
Cependant, il est fréquent qu’il dérange ceux qui souhaitent le silence pour enterrer le passé.
Ces jours-ci, de façon organisée, non seulement le personnage de mon film documentaire mais l’œuvre Hugo Blanco, Río Profundo elle-même ont été attaqués et diffamés par des personnes aux intérêts politiques et institutionnels précis, plusieurs d’entre eux appartenant à des corps militaires et policiers, dont le dénominateur commun est de n’avoir pas vu le film. Cet acte d’intimidation vient avec une avalanche de trolls et de haters, il se développe au milieu d’un accueil très positif du film et de sa bonne estimation de la part de nombreux spectateurs, quel que soient leurs affinités politiques.

Mais il y a un autre personnage essentiel du film qui est de nouveau rendu invisible dans cette discussion : c’est le collectif paysan indigène qui a souffert et résisté aux exploitations du régime latifundiaire. L’action de ce collectif inclut des occupations organisées et pacifiques de terres tout au long des Andes péruviennes pour parvenir à la Réforme Agraire, c’est-à-dire pour posséder la terre et vivre sans humiliation. Tout ce processus collectif a été séculairement minimisé dans notre histoire. Son importance a été déplacée sur les acteurs militaires, que ce soit le Général Velasco ou les guérilleros.

La lutte collective des paysans indigènes est un élément essentiel du film que l’on ne peut pas continuer d’ignorer alors qu’on approche de la célébration du Bicentenaire national.

La remise en question du droit constitutionnel à l’expression en vigueur dans notre pays ne nous réjouit pas. Nous espérons cependant que cette agitation médiatique mène à ce qu’on se pose des questions sur ce qui est arrivé à La Convención, Cuzco, durant les diverses étapes des années 1960.
Qu’elle mène aussi à réviser et étudier les occupations de terres au Pérou et le rôle qu’y a tenu la culture quechua, qu’elle nous aide à comprendre d’où venait alors la violence et contre qui elle était dirigée, violence avec laquelle on veut nous faire peur aujourd’hui dès qu’on prononce ce mot.
Qu’elle nous aide à nous reconnaitre dans la complexité de notre histoire nationale et de nos tragédies.
En tant que citoyenne libre et en tant qu’artiste, je rejette non seulement les diffamations contre Hugo Blanco Galdós, protagoniste du film et contre mon film Hugo Blanco, Río Profundo, mais aussi toute pulsion autoritaire et de censure contre les œuvres artistiques et contre l’activité de création intellectuelle, de la part de groupes fermés.

En tant que cinéaste il me faut dire que ces manifestations sont possibles à cause du manque de compréhension du rôle clé de l’artiste dans notre société et tout autant de la distorsion qui consiste à croire qu’une œuvre audio-visuelle est un produit publicitaire ou de propagande idéologique, alors que l’activité artistique est au contraire une terre fertile pour stimuler la liberté de penser et la libre expression, même si elle aborde des sujets inconfortables.

Je rejette le fait que la reconnaissance du Ministère de la Culture du projet de distribution de mon œuvre –production récompensée internationalement, qui n’a pas reçu le moindre financement de l’Etat péruvien-, après mûr examen de professionnels connus et reconnus du cinéma et de la culture, soit utilisée dans des campagnes de discrédit contre cette institution.
Nous avons perdu la capacité d’avoir des discussions civilisées, où le respect des faits et des autres prime. Mais nous allons récupérer cette faculté et d’autres qui nous amèneront à retrouver le lien social dont tous les Péruviennes et Péruviens ont besoin.
Je mets à disposition de tous pour la lecture le soutien au Projet DesMemoria, qui a été reconnu par la Direction de l’ Audiovisuel, la Phonographie et les Nouveaux Médias et dont les supports médiatiques ont permis que le film soit vu et discuté dans le pays, en castillan et en quechua, par environ cinq mille personnes et que nous puissions continuer à le faire, avec la collaboration de nombreux associés inscrits qui souhaitent apporter le film et les discussions à leur forum-cinéma dans leur région, dans les universités, dans les institutions culturelles, dans les collectifs, etc.

Malena Martínez Cabrera
Réalisatrice et productrice du film Hugo Blanco, Río Profundo
17 juin 2020

Notre profonde gratitude au  Cinélatino Festival de Toulouse pour son soutien et pour la traduction française.

¡Sigue la pista de HugoBlancoFilm!

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